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Z.I
(Zone Industrielle)...
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Faut-il remonter jusqu’aux expérimentations sonores des années 1920
pour à proprement parler des racines de la musique industrielle ? et
bien oui, car ce qui est communément ( et parfois abusivement) de
nos jours nommé « indus » prend en effet sa source dans le début du
XXème siècle. Relayé ensuite par les travaux de John Cage en 1950, la
musique industrielle ne prend sa véritable forme que dans les années
70, en réaction face à la commercialisation et au développement du star
system dans la musique de l’époque. En effet, la musique
industrielle se veut avant tout être plus qu’une simple alternative à
des musiques trop « commerciales » ; les musiciens de groupes indus se
voient plus comme des intellectuels, des performers cherchant à
déclencher des réactions au sein d’un public qu’ils jugent trop
prisonnier d’un système uniformisant. Dès lors, tout est permis
musicalement (et visuellement) pour cela : expérimentations sonores,
bruitismes, arcs électriques murs sonores...nombreux sont les artistes
qui provoquent dans ce sens afin de déclencher des « chocs »
(Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle, SPK).
Destinée à la base au plus grand nombre, la musique industrielle reste
paradoxalement underground, ayant fait le choix de créer ses propres
réseaux de fabrication et de diffusion ; les tirages des œuvres des
groupes ne sont produits qu’en nombre limité et ne passent pas
par les compagnies de disques officielles.
Cependant, le mouvement industriel au sens strict prend fin dans les
années 80, pour des raisons non identifiées et seuls Cabaret Voltaire,
NoN, Psychic TV ou SPK sont les descendants des idées originelles, bien
que leurs petits frères les plus proches et les plus importants
restent actuellement les allemands Einstürzende Neubauten, Test Dept,
les slovènes Laibach.
De nos jours, une foule de groupes se trouve cataloguée dans le
registre de l’indus, bien que de multiples déclinaisons soient
nées par la suite .
Il est ainsi possible de distinguer :
L’electronic Body Music (Front 242),
l’électro-indus (Front Line Assembly, Skinny Puppy), le dark
ambient (Lustmord, Sophia, Raison d'Être….), le néofolk (Current 93,
Death in June…), le death industriel (Brighter death now,
Megaptera...) le métal industriel (Godfelsh, Ministry, KMFDM,
Nine Inch nails…).
Et la scène française dans tout ça ? remarquez en effet qu’aucun groupe
de l’hexagone n’est présent dans les références citées précédemment. En
effet, la France reste pendant longtemps méfiante à l’égard de la
musique industrielle, contrairement au pays de l’est, où elle prospère.
Il est vrai que l’extrémisme aussi bien sonore que visuel (les
thématiques mélangeant sexe, religion, torture…) ne fait pas de l’indus
la musique abordable par excellence. Par ailleurs, des formations
d’extrémisme politique profitent du mouvement pour s’introduire
(illégitimement) dans la musique industrielle, et de nombreux groupes
ont du par la suite clarifier leur situation idéologique…tout le ponde
connaît le proverbe « à force de trop vouloir jouer avec le feu…
». En France, la situation est nettement plus claire, la scène
tricolore étant en effet jusqu’à présent quasi inexistante, mis à part
quelques groupes phares tels que Die Form, le syndicat, ou encore Etant
Donnés ( le label Prikosnovénie avait également démarré son activité
avec un album d’indus). Aujourd’hui les formations françaises sont de
plus en plus nombreuses et la qualité est au rendez vous. La musique
industrielle reste un univers à part, un monde de créativité et
d’expérience….venez en redécouvrir l’histoire, depuis les grands
pionniers jusqu’aux dernières nouveautés, déjà dans nos bacs !
SYL.
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