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Métal - Journal du 2 octobre au 8 octobre 2006
 
 
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Umbabarumbala bourse lyon

N’en déplaise à une très célèbre histoire drôle, au Brésil, il n’y a pas que des footballeurs et des jolies filles, il y a aussi cette passion forcenée pour les musiques ayant pour vocation de déclencher les mouvements de foules les plus furieux. Pourtant, les mœurs ne sont pas encore vraiment libérées dans les années 80, une période qui verra naître malgré tout un groupe qui s’inscrira dans la légende du métal : Sepultura.

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En 1984, c’est donc sous l’impulsion de deux frères : Igor  (batterie) et surtout de Max (guitare et chant) Cavalera (les repas de familles devaient la bourse lyonêtre mouvementés) que des brésiliens ébahis voient débarquer pour la première fois dans les festivals une formation (avec Paulo Jr à la basse et  Jairo T. lead guitare) d’une rare violence ! le contexte économique et social difficile de l’époque n’entrave pas en 1985 la sortie de la première démo « Bestial devastation », aux rythmes aussi bestiaux que la qualité sonore…

Puis en 1986 arrive « Morbid Vision », de meilleure qualité mais qui ne se vend qu’au Brésil ! la carrière de Sepultura semble difficile à décoller mais heureusement, comme souvent d’ailleurs avec les groupes de talent, voilàla bourse lyon qu’arrive le petit coup du sort nécessaire, en l’occurrence, la chance de pouvoir réaliser la première partie du groupe « Venom » alors de passage à Belo Horizonte ; et quand Andreas Kisser vient remplacer Jairo T. à la guitare, il n’en fallait pas plus à Sepultura pour se faire connaître au monde entier, une notoriété véhiculée par l’album « Schizophrénia » de 1987, un album qui servira de base pour toute les productions à venir du groupe.

Et si entrer au Brésil pour des sud américains n’est pas toujours facile, la chose est plus aisée pour notre quatuor alors bien aidé par Monte Conner de roadrunner records. L’album suivant « Beneath the remains » s’enregistre toutefois à Rio (sous la direction de Scott Burns, excusez du peu !) le groupe tenant à conserver des liens avec leur patrie d’origine, une volonté qui s’exprimera de plus en plus au travers de leur textes.
Le succès ne cessera ensuite de s’accroître dans les années 90, années de gloire pour Sepultura, dont le style, qui se ralenti, au profit de riffs plus lourds, marque de fabrique du groupe et d’un style à part entière, touche de plus en plus de fans. En 1993 parait « chaos A.D », certainement le meilleur album, mais des tensions se dessinent au sein des membres du groupe (comme l’illustre album « Point Blank » de Nailbomb, projet solo de max cavalera en compagnie d’Alex Newport de Fudge tunnel).la bourse lyon
Après 3 ans de tournées intensives, les bêtes de scène se reposent avec la composition de « Roots » en 1996, album teinté de sonorités tribales, certains passages étant même enregistrés avec les indiens au cœur de la forêt amazonienne. Sepultura poursuit l’écriture de textes engagés, qui, après la dénonciation des violences politiques et policières, accusent l’industrialisation au détriment de la nature, ou la destruction des cultures traditionnelles. Mais les tensions entre membres n’ont pas cessées, et Max Cavalera quitte Sepultura en 1996 (sans s’étaler dans les détails, nous dirons qu’il ne faut pas mélanger travail et affaire de cœur). Aïe, le coup est dur pour une formation qui voit partir son leader, et coup encore plus dur pour son successeur Derrick Green, qui aura un très lourd fardeau sur les épaules. Et si coté épaules, l’ancien chanteur d’Overfiend n’a rien a envier à personne, l’album « Against » de 1998 est accueilli plutôt froidement par la critique, l’empreinte de Max (parti pour son nouveau groupe : Soulfly…argh !) étant encore trop présente. Pour la suite, ce sera « Nation » en 2001 qui aura au moins le mérite de faire participer une plétore d’aristes venus d’Hatebreed, Hed(pe), Jello Biafra ou Apocalyptica, et de démarquer le nouveau style de Sepultura. Ainsi, leur dernière parution « Dante XXI », très réussie, marque un véritable retour en force de brésiliens toujours fidèles à leurs origines, mais qui retrouvent une certaine inspiration. Mais ne dévoilons pas tout, venez découvrir par vous-mêmes les charmes de ce dernier album actuellement dans nos bacs, ainsi que les précédentes parutions de ce groupe de légende.

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