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Umbabarumba
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N’en déplaise à une très célèbre histoire drôle, au Brésil, il n’y a
pas que des footballeurs et des jolies filles, il y a aussi cette
passion forcenée pour les musiques ayant pour vocation de déclencher
les mouvements de foules les plus furieux. Pourtant, les mœurs ne sont
pas encore vraiment libérées dans les années 80, une période qui verra
naître malgré tout un groupe qui s’inscrira dans la légende du métal :
Sepultura.
En 1984, c’est donc sous l’impulsion de deux frères : Igor
(batterie) et surtout de Max (guitare et chant) Cavalera (les repas de
familles devaient être mouvementés) que des brésiliens ébahis voient
débarquer pour la première fois dans les festivals une formation (avec
Paulo Jr à la basse et Jairo T. lead guitare) d’une rare violence
! le contexte économique et social difficile de l’époque n’entrave pas
en 1985 la sortie de la première démo « Bestial devastation », aux
rythmes aussi bestiaux que la qualité sonore…
Puis en 1986 arrive « Morbid Vision », de meilleure qualité mais qui ne
se vend qu’au Brésil ! la carrière de Sepultura semble difficile à
décoller mais heureusement, comme souvent d’ailleurs avec les groupes
de talent, voilà qu’arrive le petit coup du sort nécessaire, en
l’occurrence, la chance de pouvoir réaliser la première partie du
groupe « Venom » alors de passage à Belo Horizonte ; et quand Andreas
Kisser vient remplacer Jairo T. à la guitare, il n’en fallait pas plus
à Sepultura pour se faire connaître au monde entier, une notoriété
véhiculée par l’album « Schizophrénia » de 1987, un album qui servira
de base pour toute les productions à venir du groupe.
Et si entrer au Brésil pour des sud américains n’est pas toujours
facile, la chose est plus aisée pour notre quatuor alors bien aidé par
Monte Conner de roadrunner records. L’album suivant « Beneath the
remains » s’enregistre toutefois à Rio (sous la direction de Scott
Burns, excusez du peu !) le groupe tenant à conserver des liens avec
leur patrie d’origine, une volonté qui s’exprimera de plus en plus au
travers de leur textes.
Le succès ne cessera ensuite de s’accroître dans les années 90, années
de gloire pour Sepultura, dont le style, qui se ralenti, au profit de
riffs plus lourds, marque de fabrique du groupe et d’un style à part
entière, touche de plus en plus de fans. En 1993 parait « chaos A.D »,
certainement le meilleur album, mais des tensions se dessinent au sein
des membres du groupe (comme l’illustre album « Point Blank » de
Nailbomb, projet solo de max cavalera en compagnie d’Alex Newport de
Fudge tunnel).
Après 3 ans de tournées intensives, les bêtes de scène se reposent avec
la composition de « Roots » en 1996, album teinté de sonorités
tribales, certains passages étant même enregistrés avec les indiens au
cœur de la forêt amazonienne. Sepultura poursuit l’écriture de textes
engagés, qui, après la dénonciation des violences politiques et
policières, accusent l’industrialisation au détriment de la nature, ou
la destruction des cultures traditionnelles. Mais les tensions entre
membres n’ont pas cessées, et Max Cavalera quitte Sepultura en 1996
(sans s’étaler dans les détails, nous dirons qu’il ne faut pas mélanger
travail et affaire de cœur). Aïe, le coup est dur pour une formation
qui voit partir son leader, et coup encore plus dur pour son successeur
Derrick Green, qui aura un très lourd fardeau sur les épaules. Et si
coté épaules, l’ancien chanteur d’Overfiend n’a rien a envier à
personne, l’album « Against » de 1998 est accueilli plutôt froidement
par la critique, l’empreinte de Max (parti pour son nouveau groupe :
Soulfly…argh !) étant encore trop présente. Pour la suite, ce sera «
Nation » en 2001 qui aura au moins le mérite de faire participer une
plétore d’aristes venus d’Hatebreed, Hed(pe), Jello Biafra ou
Apocalyptica, et de démarquer le nouveau style de Sepultura. Ainsi,
leur dernière parution « Dante XXI », très réussie, marque un véritable
retour en force de brésiliens toujours fidèles à leurs origines, mais
qui retrouvent une certaine inspiration. Mais ne dévoilons pas tout,
venez découvrir par vous-mêmes les charmes de ce dernier album
actuellement dans nos bacs, ainsi que les précédentes parutions de ce
groupe de légende.
SYL.
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