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Sortez l’aïl et les crucifix…
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…Car Sylvain nous emmène sur la piste des vampires. Joies et morbides
processions, retrouvons donc nos amis pâlichons (On le serait à moins
au bout de plusieurs siècles d’errances faméliques), notamment par le
truchement du cultissime groupe Kiss, qui avait pour emblème un de ces
vilains jojos assoiffés de sang frais. Poursuivons notre chemin avec
certaines formations de métal comme « Vampiria » ou « Le théâtre des
vampires » qui s’inspirent directement du vampirisme et des films
d’horreur, et ont engendré un style musical à part entière nommé «
horror metal » ; des formations telles que Gloomy Grim, Morgul, ou
Notre Dame sont quelques uns des meilleurs représentants.
Coté littérature, si certains personnages deviennent des « vampires
historiques » comme le prince Vlad (Dracula) au XVème siècle, puis
Elisabeth Bathory au XVIIème, ce n’est qu’au XVIIIème siècle que le mot
« vampire » apparaît dans la langue française, relayé ensuite par Bram
Stocker et son célèbre « Dracula ». La littérature moderne pose alors
les traits caractéristiques du « vampire moyen » : crocs, force
physique hors du commun, absence de reflet dans les miroirs, peur du
soleil, vie éternelle et parfois capacité de métamorphoses (loup ou
chauve-souris)
En
revanche, les moyens de défense contre les vampires restent
controversés entre les différents auteurs, les plus « efficaces »
demeurant la plupart du temps le traditionnel pieu dans le cœur, l’ail,
voir les crucifix et l’eau bénite…ces derniers porteurs de
l’ancienne influence de l’église étant parfois rejetés, notamment
dans la littérature d’Anne Rice.
Aujourd’hui, le mythe du vampire a fait bien du chemin ! Il est
difficile de compter tous les écrivains ayant utilisé le sujet comme
source d’inspiration ! On le retrouve aussi beaucoup revisité au cinéma
: Dracula, Blade, Vampires en sont quelques exemples. La série «
Buffy contre les vampires » l’a même porté à la télévision.
Finissons sur une petite touche historique, avec quelques rappels
essentiels : sachez donc qu’avec Asanbosam en Afrique, Ch'ing Shih en
Chine, Mulo en Serbie ou Strigoï en Roumanie, le vampire hante depuis
l’Egypte ancienne les différentes contrées et esprits du monde. En
Europe, ce n’est toutefois qu’au Moyen-Age que le sujet prend de son
ampleur, amplifié par l’église alors en pleine campagne de « chasse aux
sorcières » A cette période, le vampire est assimilé à une créature
démoniaque, issu de l’accouplement d’une femme et du diable ; ainsi,
les enfants aux cheveux roux, tout comme les 7e fils du 7e fils
(seventh son of a seventh son, ça ne vous dit rien à vous autres fans
de Maiden ?) avaient, selon la tradition, de bonnes chances d’être
vampires !
Au XXème siècle enfin, le terme de vampire n’a été plus été employé que
pour qualifier certains criminels tels que Fritz Harmann, dit le
vampire de Hanovre, exécuté en 1925 après le meurtre de 27 personnes.
Le dernier cas est le vampire de Londres, John Haight, qui tua et
bu le sang de 9 personnes en 1947. La science et la médecine moderne se
sont ensuite employées à donner une explication rationnelle aux
croyances populaires, mais qui peut être sûr de ce qui se cache encore
là bas, dans l’obscurité ? Pas nous en tout cas.
SYL.
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