| |
 |
Achat
Vente
Echange
|
| |
............................ |
 |
............................ |
 |
............................ |
 |
............................ |
 |
............................ |
 |
| |
Rat des caves
ou rat des scènes ?
Vivre de sa musique, voilà le souhait le plus cher de tous
ceux galérant encore dans l’anonymat de la cave de «
répèt » locale. Et tous les plus grands noms sont
passés par là : la formation du groupe, les multiples
changements de line-up, le choix du nom dans le bar local, les concerts
multiples dans le dit bar, les répétitions dans les
caves, la première « démo » enregistrée
dans la douleur, au mieux dans les studios de
production du label régional (au pire dans la salle de bain)…ce
n’est qu’à partir de ce point que se présentent
en général les premières opportunités
permettant d’acquérir un début de renommée.
Mais le parcours est encore rude, intéressons-nous donc aux
méthodes et aux moyens de diffusions proposés dans le
monde du métal, qui faciliteront la tâche (ou non) aux
débutants ambitieux.
Une fois le premier enregistrement en main, il est alors plus facile
de démarcher les différents partenaires intéressés.
Première étape : les associations organisatrices de
concert. Selon leurs moyens et leurs renommées, celles-ci offrent
en effet un tremplin publicitaire qui n’est pas négligeable
pour nos métalleux en herbe, à grand renfort d’affichage
sauvage et de distribution de l’outil messager publicitaire
par excellence : le « fly » (=affiche format très
réduit, de plus ou moins bonne qualité, facile à
distribuer en grande quantité!). La reconnaissance locale est
alors assurée. Deuxième objectif : atteindre l’élite
nationale. Un moyen pour y parvenir :se faire connaître auprès
de la presse spécialisée ; et s’il est difficile
de voir enseignes (en France Hard’N heavy, Metallian pour le
métal, Dark side ou Elegy pour le gothic) de nombreux fanzines
(journaux autoproduits en tirage limité) peuvent fournir une
critique favorable et servir de tremplin.
Actuellement, le webzine (fanzine, version internet, comme par exemple
www.pavillon666.com)
peut permettre à un nouveau groupe de se faire connaître
sur un simple clic, sans limites de frontières. Le but de toutes
ces démarches étant de pouvoir accumuler un maximum
de reconnaissance pour permettre la signature d’un contrat chez
un label de production important. A ce niveau, Nuclear Blast reste
aujourd’hui le plus gros label de métal indépendant
; dans l’hexagone,citons Adipocere, Holy records ou Season of
Mist, qui oeuvrent également (entre autre) pour la promotion
de groupes tricolores.

Il n’est donc pas si aisé de « percer »
dans le milieu ; hormis la presse et internet, il n’existe en
France pas d’autre moyen de diffusion de l’information
au niveau de la scène métal. Certes, quelques radios
amateurs sont présentes, mais leur réseau d’émission
est peu développé, et le facteur télévisuel
est totalement inexistant. S’ajoute à cela le coté
paradoxal de la renommée: le monde du métal se veut
en effet par excellence rebelle et underground, si bien que tout groupe
commençant à beaucoup vendre, à s’afficher,
se voit traité de « groupe commercial » (la pire
insulte dans la profession !) et dédaigné par certains.
Si le succès arrive après un premier album, rien n’est
encore gagné et il faudra ensuite confirmer avec une deuxième
réalisation, le tout en évitant de tomber dans le piège
de la facilité et surtout de garder les pieds sur terre.
SYL.
|
|
 |
 |
............................ |
 |
............................ |
| |
............................ |
| |
............................ |
| |
............................ |
 |
............................ |
 |
| |