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De
la cave aux spotlights
Chers
lecteurs, laissons pour aujourd’hui de coté le monde
du métal pour nous infiltrer dans un autre monde obscur qui
lui aussi a fait bien du chemin. Entrons ensemble dans l’univers
de l’indus et du batcave, portés par le retour de Killing
Joke sur le devant la scène française.
Il
faudra une nouvelle fois remonter le temps jusqu’au milieux
des années 70 pour voir apparaître les premiers représentants
et les termes de « batcave » et « indus » ;
et si, encore une fois, la polémique demeure quand à
savoir qui fut le premier à faire quoi, il semble vraisemblable
que ces styles musicaux naquirent au fond d’une obscure cave
londonienne, influencés par un mélange de punk, gothique
de disco et de new wave balbutiante. Et si les formations aujourd’hui
cultes telles que Bauhaus, Siouxsie and the Banshee, The Sisters of
Mercy ou encore Dead Can dance (pour le coté ambiant) en sont
les figures de proue, intéressons nous plus en détail
à un autre groupe du Royaume Unis dont le retour sur la scène
hexagonale constitue pour beaucoup un véritable évènement.
L’histoire de Killing Joke débute un jour de 1978 où
Paul Ferguson et Jaz Coleman, (respectivement batteur et chanteur/claviériste
du groupe « The Matt Stagger Band ») décidèrent
de quitter le groupe pour créer leur propre formation ;
Killing Joke naît alors et recrute un bassiste : Youth
(Martin Glover Youth, du groupe The Rage) et un guitariste :
K.Walker, alias Geordie.
Selon
la rumeur, l’argent « emprunté »
à la petite amie (de l’époque) de Coleman aurait
réussi à produire le premier maxi « Turn
to red »(1979). Le groupe créera par la suite son
propre label : Malicious Damage ; et, il enchaînera
sur un premier album éponyme en 1981. Et pas de pop rock mielleuse
à frange, la musique de Killing Joke aux sons proches du métal
surfe sur des vagues de tristesse et de désolation et affuble
rapidement le groupe du qualificatif « controversé »…déclenché
entre autre par l’utilisation d’images extrêmes,
telles que le pape bénissant les légions nazies…mais
malgré cette étiquette, les anglais attirent toujours
plus de fans en provenance des milieux punk et disco, motivés
entre autre par l’album « What’s THIS For »
(1981) qui constituera la véritable envolée de Killing
Joke.
Après la sortie de « Revelation (1982) Jaz Cleman,
comme Nostradamus en son temps ou Paco R. pour le notre, annonce la
venue de l’apocalypse et s’exile en Islande avec Geordie.
Paul
Ferguson resté en Angleterre crée «Brilliant »
avec Youth, puis rejoint ses anciens camarades avec comme bagage Paul
Raven, nouveau bassiste de Killing Joke. Plusieurs album, plus routiniers,
seront alors enregistrés au cours des années 80, sans
parvenir à regagner le public convaincu par l’originalité
des débuts. Après « The outside Gate »
en 1988, le groupe se sépare pour revenir deux ans plus tard
avec un nouveau batteur, Martin Atkins, et un album « Extremities,
dirt and various repressed emotions » qui renoue avec les
premières compositions plus expérimentales. Après
une nouvelle rupture de 4 ans, Killing Joke n’est en 1994 plus
composé que du trio Jaz, Geodie et Youth pour enregistrer Pandemonium
puis Democracy (1998), au son plus lourd que toutes les réalisations
précédentes. En 2003, après « Unverted
pantomime », c’est Dave Grohl (Foo fighter, ex Nirvana)
qui s’installe derrière les fûts pour l’enregistrement
d’un nouvel album éponyme. Dynamique, dansante, torturée,
l’histoire de Killing Joke se retrouve dans sa musique. Venez
la découvrir ou la redécouvrir au cours du concert du
14 Mars à Lyon et déjà dans nos bacs !
SYL.
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