Alors que « The Magic Whip », le nouvel album de Blur, le premier en 12 ans, soulève bien des débats (retour en grâce ou fade copie de leur grande époque pour trentenaires et quadras nostalgiques?), le groupe a trouvé un soutien de poids en la personne de…. Liam Gallagher ! Le cadet de la fratrie Oasis ne mâche pas ses mots sur twitter en considérant « Lonesome Street », l’ouverture de l’album de Blur, comme la « chanson de l’année », carrément.

liam gallagher twitter

 

Impensable quand on se souvient de la guerre sans merci que se livrèrent Blur et Oasis au milieu des années 90.

Il s’agissait là, au delà de la musique, du combat entre deux Angleterres ; celle des « lads » du Nord prolétaire, les fils d’ouvriers, immigrés Irlandais (aka la famille Gallagher) contre la middle classe éduquée et bourgeoise de Blur. Ajoutez à cela l’argent, la drogue, l’ambition et les égos, vous obtenez un cocktail tout à fait explosif.

Quand Blur remballe le producteur Butch Vig (Nirvana, Sonic Youth…) ou chambre sur les plateaux TV en arborant des t-shirts Oasis, Liam Gallagher qualifie ouvertement ses rivaux de « branleurs » et de « groupe plein de merde ». Une ambiance très cour de récré, qui vira carrément au sordide quand Noel (probablement ivre) balança qu’il souhaitait que Damon Albarn « chope le sida et crève », avant de s’excuser très rapidement. Une bénédiction pour les labels des deux groupes et pour la presse, trop heureux de l’aubaine, qui en profitèrent pour souffler sur les braises et vendre des wagons de magazines, revues, livres, disques… (il faut dire que les chansons étaient pas mal non plus, ça aide).

 

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Liam Gallagher et Damon Albarn, amis pour la vie

 

Blur gagna la bataille des singles avant de perdre celle des albums, Alex James (bassiste) déclarant même que Wonderwall était « une excellente chanson » qu’il aurait « aimé avoir écrite ». Un début de dégel, qui se poursuivi avec l’effondrement de la baudruche Britpop et les cures de désintox. Liam Gallagher se montra plus nuancé aussi : «C’est terminé. C’était marrant, c’est ce que tu fais quand t’es jeune».

L’impensable arriva en 2013 au Royal Albert Hall à l’occasion d’un concert de charité : Noel Gallagher rejoint Blur sur scène pour jouer la chanson « Tender » (preuve en image ci-dessous). Aujourd’hui, alors qu’oasis n’existe plus et que les frères pétards semblent définitivement brouillés, il déclare même à propos d’une éventuelle reformation « il y a plus de chances que je sorte un double album avec Blur »

Aujourd’hui, son cadet Liam adoube également le renouveau de Blur, clôturant définitivement ce chapitre plutôt savoureux de l’histoire de la pop Anglaise.

 

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