Il existe un lien direct entre la Bretagne et la Syrie : c’est Riad Sattouf. Après la Libye dans le premier tome, le créateur de Pascal Brutal continue de raconter son enfance cette fois entre la Syrie et la Bretagne, s’attardant sur une année scolaire pour le moins éprouvante vécue à Ter Maaleh, petit village près de Homs.

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Toute l’intérêt de cette BD est de nous conter la pauvreté de cette société Syrienne à travers des scènes de la vie courante, vécues part le petit Riad (nous sommes en 1984). Évidemment, le tout est dépeint avec beaucoup d’humour, présentant une galerie de portraits totalement loufoques (à ne pas rater : l’institutrice aux énormes mollets!). Nous découvrons également dans ce nouvel opus la famille du père de Riad, comme ce cousin, général dans l’armée, dans son palais tout chancelant. Certaines scènes prennent évidemment beaucoup de sens aujourd’hui, au vu de l’actualité tragique de ce pays, et même si le rire est omniprésent, on a parfois plutôt envie de pleurer.

Certainement moins surprenant que le tome 1 (vendu à 250 000 exemplaires et récompensé à Angoulême), ce tome 2 présente tout autant de qualités et provoque autant d’émotions que son prédécesseur, avec à la clé beaucoup d’humour et un grand sens du détail, un dessin limpide et direct. Deux suites sont dores et déjà annoncées, on ne peut que s’en réjouir.

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