Diffusée depuis quelques semaines, la saison 2 de Stranger Things n’en fini plus de faire parler. Un buzz amplement mérité vu la qualité de la série. Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore regardée, sachez simplement qu’elle ne trahit en rien la saison inaugurale – offrant même quelques éléments plus inattendus, que nous ne révéleront pas ici, promis. La recette du succès tient à l’ambiance, à l’intrigue tout autant qu’aux personnages, mais aussi et surtout à ces multitudes de références au cinéma Hollywoodien des années 80, qui en font une véritable madeleine Proustienne. Et si l’on essayait de répertorier tout ces films cultes qui ont inspiré Stranger Things? Et au fait, les avez vous tous vus?

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Ceci ne vous rappelle-t-il pas les affiches originales de Star Wars?

 

Il serait trop simple d’énumérer les références qui apparaissent clairement à l’image au fil des épisodes – la sortie de Terminator à l’affiche des cinémas, une figurine de E.T. en déco dans une chambre, les costumes de SOS Fantômes pour Halloween, les jeux d’arcade type Dig dug, la maquette du faucon millenium chez Dustin… Non. Parlons surtout tout ce qu’on peut déceler entre les lignes de l’intrigue :

Un groupe de gamin, une banlieue Américaine moyenne, l’appel de l’aventure et de l’amitié, cela évoque inévitablement Stand by me, Breakfast club mais aussi et surtout les Goonies. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Sean Astin, l’acteur principal de ce film culte, apparait dans la saison 2 de Strange Things.

Stand by me

Stand by me ?

 

Nous pourrions aussi évoquer Alien, pour les œufs dans la saison 1, le look des créatures, mais également une scène marquante de la saison 2, avec une équipe dans un labo (je n’en dis pas plus). Incontournable aussi : Rencontre du 3ème type, quand Will ouvre la porte du monde à l’envers…

Omniprésent dans cette saison deux, l’œuvre de Joe Dante : L’Aventure Intérieure, pour la galerie de tunnels, l’exploration surnaturelle mais surtout les Gremlins (une créature étrange & inoffensive qui se transforme en monstre, ça ne vous rappelle rien?). Hopper et son chapeau nous rappellent bien sûr un autre célèbre aventurier, Indiana Jones. Une fille dotée de pouvoirs télékinétique (X-men? Dead Zone de Stephen King?) devant une télévision, communique avec son esprit, comme dans Poltergeist.

Une nouvelle référence évidente dans cette saison, plus surprenante pour l’univers Stranger Things : L’Exorciste de William Friedkin (je pense aux mésaventures de Will mais chut chut je n’en dis pas plus). Pour terminer ce tour d’horizon non exhaustif, je pourrais parler d’un nouveau personnage féminin, prénommée Max, qui se fait surnommer… Mad Max. No comment.

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Indiana Jones? Non, Hopper le shériff de Stranger Things

 

Toutes ces références pourraient s’avérer encombrantes mais il n’en est rien car l’intrigue est gérée avec maestria et l’empathie que l’on éprouve pour les personnages est réelle, renforcée par ce background bien balisé, qui nous promène dans une sorte de vision fantasmée et idéalisée des années 80. Nous aurions aussi pu parler de la bande son, qui s’inscrit totalement dans cette ligne et s’avère réjouissante.

Sans compter que je suis probablement passé à côté d’un grand nombre de clins d’œils… alors Messieurs les cinéphiles, à vous de jouer maintenant !

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Le logo de la série, dont le lettrage évoque directement les premiers romans de Stephen King.


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Who do you call? Ghostbusters!

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